Printemps 2026 à Paris : comment préparer ses dépôts de créateurs japonais
Ce printemps 2026, les podiums regorgent à nouveau de silhouettes noires, d'épaules fuyantes, de plis architecturés. Les créateurs japonais que Paris croyait réservés aux initiées reviennent au premier plan. Résultat : vos pièces oubliées de seconde main de luxe valent soudain autre chose qu'un simple souvenir esthétique.
Pourquoi le printemps 2026 est un moment charnière pour vos créateurs japonais
On le voit depuis la galerie Vivienne : chaque fois que les fashion weeks ressortent un Yohji ou un Miyake en pleine lumière, les clientes réalisent qu'elles ont, chez elles, des trésors qui dorment depuis dix ou quinze ans.
Or, 2026 coche toutes les cases :
- retour massif des silhouettes amples et des volumes sculptés
- fatigue généralisée face à la fast fashion "minimaliste" sans âme
- quasi saturation des plateformes de revente avec les mêmes sacs et les mêmes sneakers
Autrement dit : pour la première fois depuis longtemps, déposer vos créateurs japonais dans un dépôt‑vente de vêtements de luxe à Paris n'est pas seulement possible, c'est stratégique.
Avant de déposer : êtes‑vous sûre de vouloir vous séparer de ces pièces ?
Je vais être brutale : beaucoup de Parisiennes déposent leurs Yamamoto et leurs Pleats Please pour de mauvaises raisons. Elles s'en "débarrassent" comme d'un vieux manteau Zara qui les culpabilise au fond d'un placard.
Erreur. Ces pièces sont souvent :
- increvables (les tissus techniques japonais ont une longévité indécente)
- hors des cycles de tendance classiques
- presque impossibles à retrouver dans l'état d'origine
Avant même de regarder le marché de la seconde main à Paris, posez‑vous deux questions :
- Est‑ce que cette pièce ne me va vraiment plus, ou est‑ce simplement que je ne sais plus comment la porter aujourd'hui ?
- Si je la rachetais aujourd'hui au prix du neuf, est‑ce que je le ferais ?
Si la réponse est oui à la deuxième et non à la première, vous n'avez pas un dépôt à faire, mais un travail de stylisme sur votre propre garde‑robe.
Le marché 2026 des créateurs japonais en seconde main
Les chiffres de la mode d'occasion le confirment, notamment du côté des analyses de l'IFM ou de Statista : la croissance de la seconde main continue sa course. Mais ce qu'on ne vous dit pas, c'est que tous les segments ne bougent pas au même rythme.
Pour les créateurs japonais, on voit clairement, depuis notre boutique :
- une demande forte sur les pièces plissées (Pleats Please, certaines lignes Issey Miyake)
- un regain pour les manteaux et vestes Yohji Yamamoto aux volumes amples
- un intérêt stable mais exigeant pour Comme des Garçons : les pièces trop conceptuelles restent difficiles
En revanche, les pièces datées sans être iconiques (petites chemises trop près du corps, pantalons raccourcis étranges) ne trouvent pas preneuse, même dans un dépôt‑vente très ciblé comme le nôtre.
Tri de printemps : que déposer, que garder absolument ?
Les pièces à privilégier pour un dépôt réussi
En pratique, ce sont les catégories qui se vendent le mieux dans une friperie de luxe à Paris comme La Marelle :
- Manteaux et vestes structurés Yohji Yamamoto, Y's, Sacai : silhouettes fortes, mais portables
- Robes et jupes plissées Pleats Please / Issey Miyake : techniques, légères, taille flexible
- Pantalons amples à taille élastiquée ou ceinture ajustable : parfaits pour plusieurs morphologies
- Pièces noires ou dans une palette sombre et profonde : plus simples à intégrer à un quotidien parisien
Ces pièces‑là ont un avantage énorme : elles supportent plusieurs tailles et silhouettes. Pour un dépôt‑vente, c'est crucial, car chaque article est unique et doit pouvoir convenir à plus d'une cliente.
Les pièces à garder (même si vous hésitez)
À l'inverse, réfléchissez à deux fois avant de déposer :
- les manteaux emblématiques d'un défilé précis, en parfait état
- les pièces monochromes au plissé technique introuvable aujourd'hui
- les silhouettes que vous n'osez plus, mais qui pourraient redevenir évidentes à 50 ans
Le marché de la mode adore faire semblant que tout revient. Ce n'est pas vrai. Mais certaines signatures japonaises vieillissent beaucoup mieux que la moyenne. Les vendre maintenant pour une poignée d'euros et les regretter dans dix ans est un scénario que j'ai vu plus d'une fois en boutique.
Préparer vos créateurs japonais pour le dépôt : les règles non négociables
Vous trouverez les grandes lignes du tri et des conditions sur notre page comment déposer. Mais avec les créateurs japonais, il faut être encore plus rigoureuse.
1. Propreté impeccable... sans massacrer les matières
Le pire réflexe : envoyer votre robe plissée Issey Miyake au pressing classique du coin. Beaucoup ne comprennent pas les techniques de plissé et détruisent littéralement la pièce.
Quelques repères :
- suivre scrupuleusement les indications de l'étiquette, même si elles vous semblent absurdes
- pour les plissés, éviter la vapeur directe et le repassage
- pour les lainages, privilégier les pressings qui ont l'habitude du luxe (demandez‑leur franchement)
En dépôt‑vente, nous refusons toute pièce tachée, mal lavée ou déformée, comme indiqué dans nos 12 règles d'or. Les Japonais n'échappent pas à la règle ; au contraire, ils y sont encore plus sensibles.
2. Restaurer ou assumer les petites imperfections
Bouton manquant, fil tiré, ourlet défait : si vous pouvez réparer proprement avant le dépôt, faites‑le. Mais ne jouez pas à l'apprentie couturière sur un manteau Yohji à 2 000 $ prix neuf.
Mon conseil :
- faites reprendre les boutons ou petites coutures chez un bon retoucheur
- ne touchez pas aux volumes, aux longueurs extrêmes, aux coupes asymétriques
- si vous avez déjà fait faire des retouches lourdes, signalez‑le en boutique
Une pièce japonaise complètement reformatée pour "rentrer dans le moule" perd une partie de sa valeur... et de son intérêt. Autant le savoir.
3. Retrouver (si possible) les éléments d'origine
Étiquettes internes, ceintures, boutons de rechange, pochon, portant d'origine pour certains sacs ou accessoires... tout ce qui reconstitue l'histoire de la pièce aide au dépôt.
Nous n'avons pas besoin de boîtes spectaculaires, mais :
- une étiquette interne intacte rassure
- une ceinture d'origine change tout sur le prix
- un simple bouton de rechange dans un petit sachet montre que la pièce a été respectée
C'est là que la différence se fait entre un dépôt moyen et une pièce qui trouve sa cliente en quinze jours.
Calendrier de dépôt : pourquoi viser tôt pour le printemps
Le site vous le rappelle clairement : au printemps, les dépôts s'anticipent. Pour rappel (et ce n'est pas une coquetterie de boutique, mais du bon sens commercial), nous recommandons :
- pour le printemps : de mi‑janvier à fin mars
- pour l'été : de fin mars à fin mai
Les créateurs japonais compliquent encore un peu le calendrier. Certaines pièces sont :
- portables quasi toute l'année (plissés, superpositions légères)
- très marquées saison automne‑hiver (manteaux denses, lainages épais)
En pratique, pour un dépôt optimisé en 2026 :
- déposez dès février vos pièces légères (robes plissées, pantalons fluides, vestes non doublées)
- gardez encore un peu vos manteaux forts : la clientèle les cherchera plutôt à l'automne
Un dépôt trop tardif, c'est la garantie de rater la saison, comme on l'explique déjà dans plusieurs de nos articles sur le calendrier.
Fixer un prix lucide pour vos créateurs japonais
Le fantasme est connu : "J'ai vu une veste semblable à 900 $ sur une plateforme, donc la mienne doit partir à 800 $." Non. Ce que vous voyez en ligne, ce sont des prix affichés, pas des ventes réalisées.
Dans un dépôt‑vente expérimenté de Paris intra‑muros, on tient compte de :
- la rareté réelle du modèle (et non son simple nom)
- l'état du marché local (Paris n'est ni Tokyo ni New York)
- la lisibilité de la pièce pour une cliente qui travaille, qui vit, qui prend le métro
Sur des créateurs japonais, il faut parfois accepter une chose agaçante : une pièce très "géniale" conceptuellement peut valoir moins, en seconde main, qu'un manteau beaucoup plus simple. Parce qu'une Parisienne peut porter le second de dix façons différentes, et le premier deux fois par an.
Cas d'école : trois déposantes, trois destins pour leurs pièces japonaises
Je pense à trois scènes très différentes vues récemment à La Marelle :
- Claire arrive avec un manteau Y's noir, coupe large, poches profondes, état impeccable. Dépôt en février, prix réaliste, pièce vendue en une semaine à une cliente du 6e. C'est la voie royale.
- Léa veut déposer une robe ultra expérimentale Comme des Garçons, asymétrique, blanche, déjà retouchée. Prix rêvé : 700 $. Prix raisonnable : 250 $. Elle refuse. La pièce repart avec elle, et je sais qu'elle finira sur Vinted à 150 $ après six mois de lutte.
- Sophie hésite sur deux ensembles Pleats Please. L'un est en parfait état, l'autre a les plis déjà détendus. On garde le premier pour le dépôt, elle décide de garder le second comme tenue "de vie", pour ne plus avoir peur de l'abîmer. Deux bonnes décisions en une.
Voilà ce qu'un vrai dépôt‑vente apporte : un tri qui n'est pas seulement financier, mais presque psychologique. Il faut accepter de perdre certaines illusions pour récupérer de la valeur réelle.
Pourquoi choisir un dépôt‑vente spécialisé plutôt qu'une plateforme
Les créateurs japonais sont l'exemple parfait de ce que les plateformes gèrent mal :
- coupe difficile à comprendre en photo
- taille théorique qui ne veut rien dire (un 2 japonais n'est pas un 38 français)
- besoin absolu d'essayer, de bouger, de voir la pièce vivre
Dans une adresse comme notre dépôt‑vente de vêtements de luxe en galerie Vivienne, les pièces passent entre des mains qui savent ce qu'elles regardent. On ne se contente pas de vérifier l'étiquette, on comprend la logique du volume, la façon dont la cliente va l'habiter.
En prime, le paiement au dépôt‑vente est clair, encadré, sans litiges de colis perdu ni d'acheteuse qui renvoie la pièce après l'avoir portée, ce qu'on détaille d'ailleurs largement dans notre FAQ.
Et maintenant, concrètement, que faire de vos créateurs japonais ce printemps ?
Si vous êtes à Paris ou de passage, le plan d'action est simple :
- Faites un vrai tri, sans pitié mais sans panique : gardez une ou deux pièces iconiques, déposez celles que vous ne portez plus du tout.
- Préparez‑les proprement, sans agresser les matières ni déformer les volumes.
- Visez le bon créneau de dépôt, entre maintenant et la fin mars pour les pièces légères.
Ensuite, passez en boutique. On évaluera ensemble ce qui mérite d'entrer en rayon, ce qui vaut un vrai prix et ce qu'il vaut mieux garder, quitte à le repenser. Les créateurs japonais ne supportent pas la tiédeur : soit on les porte, soit on les revend bien. Tout le reste, ce sont des compromis ratés.